Recalé à l’élection présidentielle du 12 Octobre prochain, le président du RFERE est devenu pour beaucoup l’attraction phare des réseaux sociaux depuis le dépôt de sa candidature. Bien au-delà de cette apparence aux allures comiques, BESSIPING est symptomatique d’une société en décrépitude, une société en souffrance dans laquelle les droits humains sont bafoués au gré et au su de tous. Cet enseignant de physique-chimie et technologie, jeune retraité, se plaignait déjà lors du dépôt de sa candidature, de ce que l’État du Cameroun, via le MINESEC, lui devait un peu plus de 100 millions de francs CFA.
En dépit du rejet de sa candidature par ELECAM, le nouvel » influenceur » n’a pas lâché l’affaire. Il a porté son cri au Conseil constitutionnel, jusqu’ici plus haute cour de justice au Cameroun, devenant par la même occasion l’archétype d’un David devant un Goliath tout puissant. BESSIPING, loin de la comédie et du buzz des réseaux sociaux, est désormais le porte-étendard de la sempiternelle cause des enseignants ; On se souvient encore des épisodes OTS (On a Trop Souffert) ou OTA (On a Trop Attendu). Désormais, nous sommes à la phase BESSIPING, où le cri des enseignants qui meurent en souffrance.

Pression publique aidant ou coup du sort? Le président du RFERE est reçu ce 6 août 2025, par le ministre de la fonction publique Joseph LE. Un peu plus de 2h d’audience au sortir desquels, ce dernier se dit rassuré de ce qu’il pourra d’ici peu rentrer dans ses droits. Joseph LE lance par ailleurs un appel à l’ensemble des enseignants faisant face à la même situation à se rapprocher de ses services afin de trouver solution à leurs problèmes. Attendu également lundi prochain au ministère des Finances, la campagne présidentielle semble désormais loin pour celui qui ne veut plus « ajouter l’argent sur l’arr… »






